La carte professionnelle VTC est le sésame indispensable pour exercer légalement le métier de chauffeur de voiture de transport avec chauffeur en France. Sans elle, pas de courses, pas d'activité — quelle que soit votre situation par ailleurs.
Bonne nouvelle : son obtention est accessible à tous, à condition de respecter les étapes dans le bon ordre et de se préparer sérieusement à l'examen. Ce guide vous explique tout, de l'éligibilité à la réception de votre carte.
Qu'est-ce que la carte professionnelle VTC exactement ?
La carte professionnelle VTC est un document officiel délivré par le Ministère chargé des transports. Elle atteste que vous remplissez les conditions légales pour transporter des personnes à titre onéreux avec un véhicule de moins de 10 places.
Elle est personnelle et nominative — elle ne peut pas être partagée ou transférée. Elle est valable 5 ans et doit être renouvelée avant son expiration pour continuer à exercer.
Elle est différente de votre permis de conduire, de votre carte grise et de votre statut juridique. Ces quatre éléments sont complémentaires et tous nécessaires pour exercer légalement.
Les conditions d'éligibilité
Avant d'entamer les démarches, vérifiez que vous remplissez l'ensemble des conditions suivantes.
Le permis de conduire B doit être en votre possession depuis au moins 3 ans à la date de votre demande. Un permis obtenu depuis moins de 3 ans ne vous permet pas de vous présenter à l'examen VTC.
Le casier judiciaire doit être vierge sur le bulletin numéro 2. Certains antécédents judiciaires sont incompatibles avec l'exercice du métier de chauffeur VTC — notamment les condamnations liées à des infractions routières graves ou à des atteintes aux personnes.
L'aptitude médicale doit être validée par un médecin agréé par la préfecture. Cet examen vérifie votre aptitude physique et mentale à conduire professionnellement. Il est à renouveler tous les 5 ans.
La formation initiale doit être suivie auprès d'un organisme agréé par le Ministère des transports. Elle est obligatoire et constitue le prérequis à l'examen.
d'ancienneté de permis B minimum requis pour s'inscrire à la formation et passer l'examen VTC
La formation initiale VTC
Durée et contenu
La formation initiale VTC dure entre 7 et 14 jours selon les organismes, soit environ 70 heures de formation. Elle est dispensée en présentiel dans des centres agréés répartis sur tout le territoire.
Le programme couvre plusieurs domaines essentiels. La réglementation du transport de personnes — règles VTC, droits et obligations du chauffeur, cadre légal. La sécurité routière — conduite professionnelle, éco-conduite, gestion des situations d'urgence. La relation client — accueil, communication, gestion des conflits. Et la gestion d'entreprise — notions de comptabilité, fiscalité, création d'activité.
Choisir son organisme de formation
Tous les organismes de formation VTC doivent être agréés par le Ministère des transports. Avant de vous inscrire, vérifiez que l'organisme figure bien sur la liste officielle disponible sur le site du Ministère.
Comparez les tarifs — ils varient généralement entre 1 000 et 2 500 € — et les modalités : présentiel pur, présentiel avec modules en ligne, rythme intensif ou étalé sur plusieurs semaines. Certains organismes proposent des sessions en soirée ou le week-end pour les candidats qui travaillent en parallèle.
Le financement de la formation
La formation initiale VTC peut être prise en charge partiellement ou totalement selon votre situation. Si vous êtes demandeur d'emploi, Pôle Emploi (France Travail) peut financer tout ou partie de la formation. Si vous êtes salarié en reconversion, le CPF (Compte Personnel de Formation) peut être mobilisé. Renseignez-vous auprès de votre OPCO ou de France Travail avant de vous inscrire.
L'examen VTC
Format et contenu
L'examen VTC est organisé par le Ministère des transports et se déroule dans des centres d'examen officiels. Il est composé d'une épreuve théorique sous forme de questionnaire à choix multiples (QCM).
Le QCM comporte 50 questions réparties sur les thématiques abordées en formation : réglementation, sécurité routière, relation client, gestion d'entreprise. Le seuil de réussite est fixé à 35 bonnes réponses sur 50, soit 70%.
Se préparer efficacement
La formation initiale vous prépare à l'examen, mais un travail personnel complémentaire fait la différence. Des annales et des QCM d'entraînement sont disponibles en ligne — certains gratuitement, d'autres via des plateformes spécialisées.
Concentrez vos révisions sur la réglementation VTC et la sécurité routière, qui représentent la part la plus importante des questions. Les notions de gestion d'entreprise sont souvent maîtrisées intuitivement par les candidats ayant une expérience professionnelle antérieure.
En cas d'échec
Si vous n'obtenez pas la note suffisante, vous pouvez vous représenter à l'examen. Il n'y a pas de limite au nombre de tentatives, mais chaque passage implique des frais d'inscription. Identifiez vos points faibles après chaque échec et renforcez spécifiquement ces domaines avant de vous représenter.
La demande de carte professionnelle
Une fois l'examen réussi, vous pouvez déposer votre demande de carte professionnelle VTC. Cette demande se fait en ligne via le portail du Ministère des transports.
Les documents à fournir comprennent généralement votre attestation de réussite à l'examen, une copie de votre permis de conduire, un extrait de casier judiciaire (bulletin n°2 — demandé automatiquement par l'administration dans certains cas), un certificat médical d'aptitude délivré par un médecin agréé, et une photo d'identité récente.
Le délai de traitement est variable — comptez entre 4 et 12 semaines selon les périodes et le volume de demandes. Pendant ce délai, vous ne pouvez pas encore exercer légalement.
de validité de la carte professionnelle VTC — à renouveler avant expiration pour continuer à exercer
Après l'obtention de la carte : les prochaines étapes
Votre carte professionnelle en main, il reste quelques étapes avant votre première course.
Vous devez créer votre statut juridique si ce n'est pas déjà fait — auto-entreprise, SASU ou EURL. Vous devez vous inscrire au registre des exploitants VTC auprès du Ministère des transports. Vous devez souscrire une assurance transport de personnes adaptée à votre activité professionnelle. Et vous devez vous assurer que votre véhicule respecte les normes VTC en vigueur.
Une fois ces étapes complétées, vous êtes en mesure d'exercer légalement et de prendre vos premières réservations.
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Questions fréquentes
Combien coûte l'obtention de la carte professionnelle VTC en tout ?
Le budget total comprend la formation initiale (1 000 à 2 500 €), les frais d'examen (environ 30 à 50 €), la visite médicale (50 à 100 €) et les éventuels frais de dossier. Comptez entre 1 200 et 2 800 € au total selon les organismes et votre localisation.
La carte VTC est-elle valable sur toute la France ?
Oui. La carte professionnelle VTC est nationale — elle vous autorise à exercer sur l'ensemble du territoire français, sans restriction géographique.
Peut-on exercer en VTC avec un permis B+ (anciennement B96) ?
Non. Le permis B simple suffit, mais il doit avoir été obtenu depuis au moins 3 ans. Les permis de catégorie supérieure (B96, BE, etc.) ne sont pas requis pour le VTC standard.
La carte professionnelle VTC est-elle la même que la licence taxi ?
Non. Ce sont deux autorisations distinctes, non interchangeables. La carte VTC autorise uniquement l'exercice en tant que chauffeur VTC. La licence taxi autorise la prise en charge de clients à la borne ou sur voie publique — ce que le VTC ne peut pas faire. Les deux métiers sont réglementés différemment et leurs formations sont distinctes.
